Roland-Garros - finale femmes : Une final top ou flop ?

Serena Williams et Maria Sharapova ont rendez-vous en finale samedi (15h00) Porte d'Auteuil. Tout parle en faveur d'un triomphe de la n°1 mondiale.

sharapova et Williams

Une affiche de rêve ou un flop ? Voilà le paradoxe de ce duel entre Serena Williams et Maria Sharapova, les deux plus grandes stars du circuit. Entre les n°1 et 2 mondiales, ça devrait être une finale idéale. Mais comment omettre le principal ? La Russe n’a plus battu l’Américaine depuis 2004 et reste sur 12 défaites de rang. Williams a ainsi remporté 13 des 15 confrontations face à la tenante du titre. «Ce ne serait pas la meilleure chose à faire que d'y penser, a confié Sharapova. Il faut se dire qu'en finale les compteurs sont remis à zéro et y croire à fond. J'ai réussi à arriver là donc c'est que je sais faire quelque chose de bien.»

Si la Russe avait pris un set en finale à Miami (4-6, 6-3, 6-0), elle s'était en revanche lourdement inclinée sur terre battue à Madrid en finale (6-1, 6-4). Cette première finale entre les têtes de série n°1 et 2 à Roland-Garros depuis 1995 (Graf-Sanchez-Vicario) semble donc déséquilibrée. Pour Patrick Mouratoglou, coach de la n°1 mondiale, tout dépendra de l'Américaine : «Je ne sais pas si c’est l’adversaire idéale, car c’est une finale de Grand Chelem et en plus à Roland-Garros donc il y a aussi une émotion particulière. Serena partira avec un petit avantage psychologique mais devra faire un match quasi parfait. Je ne redoute rien car je pense que ça ne dépend pas de Sharapova. C’est à Serena de faire son match et si elle le fait elle soulèvera la coupe.» Williams pourrait remporter son 16e titre du Grand Chelem, le deuxième à Paris après celui conquis face à sa soeur Venus en 2002.
Entre deux amatrices de prise de risques, les échanges devraient être courts : «Cela se jouera beaucoup sur l’entrée dans le point, estime Mouratoglou, car ce sont deux grandes relanceuses. Sharapova a beaucoup progressé au service et si elle sert bien, il y aura un match». Sharapova sera agressée sur ses deuxièmes balles, ce qui risque de provoquer une crise de la double-faute. «J'ai beaucoup travaillé depuis mon opération à l'épaule, a-t-elle expliqué. Je n'ai pas pu retrouver directement mon geste, il a fallu en passer par différents mouvements et différentes techniques avant de retrouver une gestuelle où je me sente à l'aise et qui ne mette pas en danger mon épaule. A force de répétitions, c'est revenu.»

Deux facteurs peuvent aider la n°2 mondiale : s'il y a bien une surface où elle a une chance c'est sur ocre et s'il y a bien un endroit où Serena Williams peut vivre une mauvaise journée, c'est à Roland-Garros où elle a souvent connu de véritables désillusions. Mais pour Mouratoglou, c'est de l'histoire ancienne : «Elle a su mettre ça de côté. La pression, elle en aura mais qui mieux que Serena pour gérer la pression moi je ne connais pas. C’est la première fois qu’elle se sent un peu chez elle ici et ça change beaucoup de choses.»

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