ATP - Masters Rome - finale : Une démonstration de Nadal

Rafael Nadal remporte le tournoi de Rome au terme d'une finale en cavalier solitaire où il a réduit Roger Federer au rôle de figurant (6-1, 6-3).

Nadal vainqueur Masters Rome 2013

Entre Rafael Nadal et Roger Federer, les matches se suivent et se ressemblent souvent. L’Espagnol a remporté le Masters 1000 de Rome en dominant l’ex-numéro un mondial en à peine 1h08 de jeu (6-1, 6-3). Le protégé de Toni Nadal mène désormais 20-10 de ses confrontations directes avec le Suisse, qui s’est retrouvé une nouvelle fois sans solution tactique face au lift de sa bête noire. C’est le sixième titre du Majorquin cette année pour huit finales jouées, et son septième dans la capitale italienne. Lundi, il sera le nouveau numéro un à la Race devant Novak Djokovic.

Sur la lancée de sa solide demi-finale face au Tchèque Tomas Berdych, Nadal a parfaitement démarré la rencontre en breakant le Suisse dès le troisième jeu (2-1). A partir de ce moment, le natif de Manacor a enchaîné huit jeux consécutifs pour se retrouver à 6-1, 3-0. Federer, totalement dépassé, a forcé son jeu et multiplié les fautes directes (32). Si la partie a été aussi facile pour Nadal dans l’arène du Rofo Italico, c’est parce que le Majorquin a parfaitement appliqué la tactique gagnante face à son meilleur ennemi. Pilonner le revers adverse a été sa seule ligne de conduite. Et ça a marché, comme souvent…

Federer, perdu sur le terrain

Le Suisse, hors de sa zone de confort, a rapidement montré des signes de renoncement.  La suite de la rencontre n’a été qu’une formalité pour le récent vainqueur du Masters 1000 de Madrid. Malgré une petite alerte à 6-1, 5-1, où Nadal s’est fait breaker pour la première fois du match. Preuve que même les meilleurs peuvent avoir le bras qui tremble au moment de conclure. Mais un champion de sa trempe ne commet jamais deux fois la même erreur. Sur sa deuxième occasion de boucler le match sur son service, l’Espagnol a effectué un jeu autoritaire, notamment avec une bonne première balle,  pour soulever son septième trophée à Rome.

Côté Federer, il n’y a pas grand-chose à dire.  A part qu’il a un réel complexe face à l’Espagnol. En revanche, pour le roi de la terre battue, tous les voyants sont aux verts à une semaine de Roland-Garros. Nadal a remporté son sixième trophée de l’année, il redeviendra numéro quatre mondial et numéro un à la Race dès lundi, sans même avoir disputé l’Open d’Australie en début de saison. Ses adversaires sont prévenus : il arrive lancé à Roland-Garros avec la ferme intention de conserver son titre.

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