L'amour, c'est du sport !

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Quand on fait l'amour, c'est d'abord le plaisir, la sensualité et la communion qui comptent. Pourtant, l'acte sexuel représente aussi une vraie performance physique, d'où quelques bénéfices secondaires non négligeables. Les allergiques au stade et à la piscine peuvent opter en toute bonne conscience pour le sport en chambre !

Nos parents et grands-parents avaient tendance à penser que sexe et coeur font mauvais ménage. Marqués par le décès de personnages célèbres morts subitement en pleine action, ils déconseillaient cet effort violent aux personnes à risque.

Il est vrai que, dans l'amour, le coeur bat la chamade : de 70 à 80 pulsations par minute en moyenne au repos, il atteint 100 pulsations pendant la phase d'excitation, voire 180 au moment de l'orgasme ! Ce qui équivaut à la montée d'un escalier de deux étages. Autrement dit, l'acte sexuel ne fatigue pas plus le coeur que cet exercice, aujourd'hui recommandé à tous ; au contraire, il entretient le muscle cardiaque qui a besoin de s'entraîner pour bien se porter.

Il permet aussi, comme tout effort soutenu, d'éliminer les toxines et d'activer la circulation du sang, ainsi que le rappelait une récente étude américaine. Il n'est donc plus question de priver de relations sexuelles les 11 millions de Français victimes d'hypertension, de cholestérol et de diabète. Même après un infarctus ou un accident cérébral, les médecins recommandent la reprise progressive de l'activité sexuelle, ne serait-ce que pour ses bénéfices sur le moral.

De fait, on n'impose plus aujourd'hui l'abstinence aux sportifs la veille d'une compétition : faire l'amour détend... et muscle aussi bien que l'EPO. Autres avantages : non seulement il n'existe pas de meilleur remède contre l'insomnie, mais une étude (publiée en 2004 dans Jama) suggère que faire l'amour régulièrement réduirait de 15 % le risque de cancer de la prostate.

Les scientifiques de renom, réunis fin juin à Biarritz lors du congrès interdisciplinaire Les Transversales, ont également rappelé que les caresses sur les seins de la femme, tout comme l'orgasme, libèrent de l'ocytocine, une substance supposée protéger du cancer du sein.

Dernier atout : la mortalité est moindre, paraît-il, chez les personnes âgées qui ont gardé une activité sexuelle. Un petit bémol, cependant : pour en recueillir le maximum de bienfaits, il faut pratiquer trente minutes, trois fois par semaine, au risque de devenir sexual addict ou d'oublier le versant plaisir...

 

 

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