Un supporter argentin passé à tabac car il n’a pas sauté lors du chant « Qui ne saute pas… »

Drame à Buenos Aires, mercredi lors de la rencontre Pays-Bas / Argentine en demi-finale de la Coupe du Monde, où un homme de 41 ans a été passé à tabac par des centaines d’autres supporters car il n’a pas voulu sauter pendant le chant de supporter « Qui ne saute pas n’est pas Argentin… ».
Mercredi soir, des milliers de personnes se sont réunies au cœur de Buenos Aires pour suivre la rencontre Pays-Bas / Argentine sur écran géant. Une soirée qui s’est finie en fête grâce aux exploits du gardien Sergio Romero, mais une soirée qui a aussi failli virer au drame pour Boa Tapez, un supporter argentin qui n’a pas voulu sauter pendant le chant « Qui ne saute pas… »…

En effet, l’hebdomadaire péruvien « Pisco Magazine » nous apprenait ce matin que Boa Tapez, un supporter argentin de 41 ans, était passé proche de la mort pendant le match. Frappé par plusieurs centaines de personnes, Boa Tapez a tout de suite été emmené à l’hôpital le plus proche dans un état très critique. Quelques 24 heures après les faits, Boa est hors de danger bien que quasiment aveugle.

« Être supporter argentin et ne pas sauter sur « Qui ne saute pas… » est criminel »

Les raisons de ce passage à tabac sont simples selon Farid Tas, l’inspecteur principal du commissariat du 13ème district de la ville de Buenos Aires, une ville qui compte quelques 3 millions d’âmes et dont le maire, Mauricio Macri, a été élu avec plus de 60% des suffrages en 2007 :

« La ferveur était telle que les supporters sont entrés dans une sorte de transe. Pour eux, rien ne comptait plus que la victoire de l’Albiceleste. A la fin des prolongations, avant la séance de tirs au but, le chant « Qui ne saute pas n’est pas Argentin » a été lancé, et toute la foule a alors commencé à sauter. Sauf Boa Tapez… Quand les autres supporters l’ont remarqué, ils ont tenté de le porter pour qu’il saute lui aussi. Mais cet « hijo de perro » persistait, il ne voulait pas coopérer, il ne voulait pas lâcher ses béquilles… Alors la foule a eu raison de lui. La foule a eu raison tout court d’ailleurs : quand on est Argentin, on saute pendant le chant « Qui ne saute pas n’est pas Argentin », sinon, celui qui ne saute pas n’est pas Argentin, et dans ce cas-là, il n’avait rien à faire ici ».
Interrogé par notre correspondant sur place, le speaker Lenny Bar n’a pas voulu réagir à cette affaire. Mais il nous a tout de même donné une information croustillante sur la finale qui se disputera dimanche à 21 heures (heure française) :

« J’ai ma playlist, je sais déjà ce que je vais faire chanter aux supporters dimanche, avec bien sûr le mythique « Qui ne saute pas… ». A la fin, j’hésite encore, peut-être qu’un petit « Aux Armes… » peut être de circonstance, je me tâte… »

Source : voir

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