Ligue des champions - Ribéry se bagarre pour ne pas revivre ça

Omniprésent défensivement et décisif sur les deux derniers buts de son équipe mercredi à Barcelone (0-3), en demi-finale retour de la Ligue des champions, Franck Ribéry a confirmé l’importance de son rôle au Bayern Munich. Il souhaite désormais que la troisième finale de C1 en quatre ans pour les Bavarois soit la bonne.

Franck Ribery contre Barça 2013

Et Franck Ribéry assomma le Barça. En deux accélérations sur son côté gauche, le Français a appuyé là où ça faisait mal mercredi en demi-finale retour de la Ligue des champions, pour donner au succès du Bayern Munich des allures d’humiliation pour les Catalans (0-3).

Après un appel au millimètre dans le dos de la défense barcelonaise, le Bavarois d’adoption a d'abord vu son centre prolongé dans son propre but par Gerard Piqué, sans quoi Mario Mandzukic s’en serait chargé (72e). Il a ensuite délivré une offrande pour Thomas Müller, idéalement placé au second poteau pour pousser le ballon au fond d’un coup de tête rageur (76e). L’ancien Marseillais a ainsi offert sa troisième passe décisive de la saison en Ligue des champions et confirmé son importance dans la machine Bayern, impitoyable en ce moment. "Avant tout, on travaille tous ensemble, a souligné Ribéry après la rencontre au micro de Canal+. On a envie de faire quelque chose ensemble, on le montre depuis le début de la saison. " Avec cette fin de match en forme d’apothéose, pour lui comme pour son équipe, Ribéry a trouvé la récompense de son investissement sans faille sur les deux rencontres. Dans la lignée de sa performance de l’aller, il a brillé par son implication défensive sur la pelouse du Camp Nou et abattu un travail considérable pour contenir les montées de Daniel Alves. Souvent positionné très bas, jamais loin de David Alaba, le milieu des Bleus n’a cessé d’apporter un soutien précieux à son partenaire. A eux deux, ils ont verrouillé leur couloir. Signe de sa détermination dans la récupération, Ribéry a commis plus de fautes (3) qu’il n’en a subies (2). Il a aussi intercepté quatorze ballons, une statistique digne d’un milieu récupérateur. "Quand on défend comme ça, on sait très bien qu'on peut marquer des buts", a-t-il analysé. Sa débauche d’énergie lui a certes fait perdre de la lucidité dans l’utilisation du ballon (23 pertes de balle). Mais le natif de Boulogne-sur-Mer (30 ans) s’est toujours révélé un relais précieux dans les relances.

Ribéry : "Je n'ai pas envie d'en perdre une troisième"

S’il a laissé Arjen Robben, premier buteur de la rencontre (48e), prendre en main les offensives du Bayern durant une petite heure, il s’est ensuite libéré, à mesure que le Barça se faisait moins pressant sur son aile et que les espaces commençaient à s’ouvrir. Il a alors donné libre cours à son talent et à sa faculté à éliminer ses adversaires directs. Dépassé sur l’action du troisième but, Alexandre Song peut en témoigner. Au coup de sifflet final, Ribéry a exulté et est resté de longues minutes sur le terrain, comme tous ses coéquipiers, pour fêter la qualification en compagnie des supporters bavarois ayant fait le déplacement en Catalogne. Il ne s’est même pas énervé lorsqu’un individu venu des gradins s’est permis de l’importuner après le match. Au contraire, il a pris cet inconnu dans ses bras avant que tous les Munichois ne viennent les entourer pour offrir une image insolite. Tout à sa joie juste après le match, Ribéry ne perd pas de vue l’essentiel et se projette déjà sur le 25 mai prochain.

Comme tout le Bayern, toujours en course pour le triplé Championnat-Coupe-C1, il n’envisage pas un nouvel échec en finale de la Ligue des champions. Suspendu en 2010, titulaire avant de se blesser en 2012, il souhaite que la troisième soit la bonne à Wembley. "J'espère que cette fois-ci, on pourra remporter cette finale. Contre Dortmund, ce ne sera pas facile. C'est une équipe qui a un peu notre style, qui défend bien, qui court beaucoup aussi. (...) J'ai déjà perdu deux finales, je n'ai pas envie d'en perdre une troisième." En cas de victoire, Ribéry rejoindrait au palmarès Bixente Lizarazu et Willy Sagnol, sacrés avec le club munichois en 2001. Il deviendrait aussi un prétendant possible au Ballon d’Or. "Je travaille pour mais c’est un rêve". Pour Ribéry, plus que jamais, il n’est pas interdit de rêver.

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