Equipe de France : Evra fait le show face à la presse !

Patrice Evra s'est présenté devant l'ensemble de la presse française rassemblée au Brésil cet après-midi. Forcément, le débat a tourné autour de sa personnalité, lui qui est considéré par les joueurs français comme le taulier du vestiaire. Et cette fois-ci, il a affiché un visage souriant et détendu.

« Depuis qu’on est ici, j’ai l’impression d’être un gosse de 8 ans, je suis heureux, sur le terrain, devant vous. Je vis le moment présent. Chaque seconde est importante pour moi. » Voilà quels ont été les mots de Patrice Evra aux journalistes pour son grand retour en conférence de presse sous le maillot de l’équipe de France. Seul joueur qui n’y était pas encore passé, il a été convaincu par le staff tricolore d’aller faire un tour devant ceux qui l’ont tant décrié.

Les questions ont évidemment beaucoup tourné autour de sa personnalité et du précédent catastrophique de 2010, où, capitaine, il avait cherché la taupe qui dévoilait les secrets du vestiaire et qui officialisait auprès de tous la grève des joueurs. Tant de coups d’éclat qui ont fait naître une image de sale gosse, qu’il réfute clairement. « Pas auprès du public, auprès des médias. Comme j’ai dit, j’ai rencontré plusieurs supporters et je n’ai jamais eu d’accroches, ils ont toujours été positifs. Si les médias veulent transmettre cette image, moi il n’y a pas de problème. Le plus important, c’est ce que pensent les coéquipiers, mes proches et les supporters. Que je passe pour un bad boy, ça ne me touche pas du tout. Je ne lis rien, je ne regarde pas internet, je vis le moment présent », a lâché un Patrice Evra décontracté malgré le monde présent dans le théâtre de Ribeirão Preto. Le moment présent, c’est un groupe qui vit bien et qui, à l’unanimité, fait de Patrice Evra un leader de vestiaire.

Patrice Evra se "kiffe"

« J’aimerais bien qu’on ne parle pas de moi, ce serait mieux comme ça. J’ai eu plusieurs expériences. Je ne vais pas changer ma nature, d’aller vers les autres. Ce qui a changé, c’est que je donnais tout à mes coéquipiers mais je perdais beaucoup d’énergie. Mais la différence, c’est que je reçois beaucoup d’énergie. C’est un vrai plaisir de jouer dans cette équipe », a réagi le latéral gauche à sa popularité dans les rangs français. « Je n’aime pas qu’on me dise taulier, leader. Moi c’est mon naturel, si on me considère comme ça tant mieux, mais ce n’est pas ma priorité. Je veux que tous les gars fassent leur maximum, c’est mon état d’esprit », a-t-il poursuivi. Le gaucher ne renie pas sa nature. Et ceux qui pensaient l’entendre parler d’une évolution personnelle entre 2010 et 2014 se sont mis le doigt dans l’œil.

« Je m’aime tout le temps, c’est un peu arrogant. Dans les moments difficiles ou de joie, je resterai le même, je ne vais pas critiquer ma personne, il y a peut-être des choses que je n’aurai pas faites. Le Patrice Evra de 2010 et le Patrice Evra de 2014, je les kiffe tous les deux. » Evra a bien voulu se faire comprendre, il n’était pas là pour un mea culpa ou pour se flageller de son comportement en 2010. C’est la joie de vivre de ce groupe qui le rend aussi heureux et optimiste, et qui transforme le regard extérieur. Terminées les polémiques et les phrases assassines. « Ma franchise, quelques fois, va faire la une des journaux, mais je ne changerai pas. Je viens moins souvent. Mais quand je viens, certains s’attendent à ce que je jette quelques grenades », s’est-il amusé. Quatre ans après être parti fâché de Knysna, il a quitté la conférence sur une politesse. « C’était un plaisir, merci d’être venus ». Patrice Evra n’a pas changé, l’époque si.


Source : footmercato.net

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