Accident Kévin Anin : le conducteur condamné

Dans la nuit du 4 au 5 juin 2013, Kévin Anin était victime d’un accident de la route. Le Niçois, à bord du véhicule où il était passager, se fracture la colonne vertébrale. Il devient "paraplégique. Une terrible nouvelle qui avait bouleversé le football français et plus particulièrement son club de l’OGC Nice. Et le procès du conducteur de la voiture a eu lieu vendredi dernier au tribunal correctionnel de Dieppe."

kevin

Non titulaire du permis de conduire, le conducteur a été condamné à 18 mois de prison ferme, comme l’a indiqué France Bleu. Durant l’audience, Marc Ceccaldi, avocat de l’ancien milieu de terrain des Aiglons, a tenu à rappeler la situation actuelle de l’ancien Havrais. « Sa vie d’avant n’est plus. Il ne pourra plus jamais marcher et encore moins rejouer au football. Il est obligé d’être assisté en permanence pour sa vie quotidienne. De ce procès, il espère aller vers une nouvelle vie avec son handicap », a-t-il déclaré. Des propos qui viennent corroborer les touchantes confidences de l’ancien joueur délivrés dans un long entretien paru dans le journal l’Equipe en octobre 2015.

Du côté de l'OGC Nice, on n'a pas oublié Kévin Anin (29 ans). Sa photo s'affiche à chaque match sur l'écran géant de l'Allianz Riviera à la 17e minute, en hommage au numéro qu'il portait sous les couleurs du Gym. Le club pour lequel il jouait avant d'être victime d'un terrible accident de la circulation en juin 2013. Depuis, le natif du Havre est paraplégique.

anin1

«mon corps n'est pas mort»

Paralysé à partir du plexus, Anin doit désormais composer avec sa nouvelle vie. «Il y a de nouvelles sensations que je ne connais pas, mais je ne souffre pas. Ou alors je vis avec. C'est bien, cela veut dire que mon corps n'est pas mort» , raconte-t-il dans les colonnes de L'Equipe. Passager d'un véhicule dont le conducteur s'est assoupi au volant, l'ancien Aiglon ne peut oublier ce drame. «Oui, j'y repense. Je refais toute l'histoire dans ma tête et je me dis que c'est le destin» , explique-t-il avant de revenir sur ses souvenirs. «Je lui disais (à son cousin) : "Je me sens mourir" et après, plus rien, je me réveille à l'hôpital. Les jambes, tu comprends qu'il y a un problème, mais tu ne sais pas trop. Je les sentais engourdies, mais je pensais alors que cela reviendrait rapidement» , poursuit-il. Finalement, les médecins lui annonceront qu'il ne remarcherait plus.

anin

Kévin Anin, il a un regard de lion et un cœur de lion, courage Kévin !!

Ailleurs sur le Web ...

Suivez-nous !

×